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Les beaux réussissent-ils mieux ?



© Jupiter

La question :
Est-ce juste une impression ou est-ce que les beaux réussissent mieux, professionnellement et socialement ?

La réponse de Sophie Cheval : psychologue clinicienne, psychothérapeute, spécialisée dans les souffrances liées à l'apparence physique.
Ma réponse va ressembler à : « les deux, mon général » ! Nous avons l’impression que les beaux réussissent mieux, et en tout ! Parce que nous associons implicitement la beauté à des caractéristiques humaines et sociales valorisées (qualités de « belle personne », succès en amour, en amitié, au travail), nous présumons toujours que les beaux réussissent mieux que les autres, dans tous les domaines. Le sketch du blond de Gad Elmaleh, montre bien ça : le blond, c’est le beau gosse à qui tout réussit, même des choses qui n’ont rien à voir avec son apparence physique (ses enfants sont bien élevés, il n’a pas peur en avion, la mayonnaise ne coule jamais de ses sandwiches, etc).


Et cette impression que nous avons s’avère dans les faits : par exemple, des économistes qui étudient les effets sociaux de la beauté (ils ont joliment appelé leur discipline la « pulchronomie ») montrent que les beaux sont payés en moyenne 15% de plus que les autres ! Les études montrent d’ailleurs que c’est le plus souvent PARCE QUE nous présumons que les beaux réussissent en tout qu’ils finissent par le faire ! Je m’explique : comme nous présumons que les beaux ont « tout pour plaire » (de belles qualités humaines, de beaux talents, etc), nous nous comportons de manière plus favorable avec eux : nous sommes plus avenants, plus bienveillants envers eux, et nous leur donnons donc toutes les chances de réussir !

Des études montrent par exemple que lorsque nous parlons à un(e) inconnu(e) au téléphone, nous nous comportons de manière plus sympathique avec cette personne lorsqu’on nous dit qu’elle/il est belle/beau. Nous sommes plus souriants, plus complices, plus chaleureux avec elle/lui, et du coup, cela rend en retour cette personne plus aimable, plus cordiale, et plus avenante dans la conversation ! Et nous en concluons du coup que c’est « une belle personne »… ! L’un des effets les plus puissants du stéréotype favorable à la beauté est ainsi son caractère auto-réalisateur…

La source: Psychologies.




Le soja, une arme anti-VIH ?





Un composé végétal, dérivé du soja, connu sous le nom de génistéine, aurait des propriétés anti-VIH. C’est ce que révèle une étude américaine publiée dans la dernière édition de la revue Retrovirology.

Découverte en 1918, la génistéine, présente dans de nombreuses espèces végétales, telles que le soja, le lupin et le genêt à balais, fait partie des isoflavones, molécules connues pour ses propriétés pseudo-œstrogéniques. En effet, cet antioxydant interagit avec les récepteurs œstrogéniques afin de mimer les effets ou une partie des effets engendrés par les hormones œstrogènes naturellement produites par le corps humain. Utilisée pour soulager l’athérosclérose, la génistéine permet de moduler les inflammations vasculaires en interagissant avec les leucocytes. Cette isoflavone aurait aussi la particularité d’être un inhibiteur de la tyrosine kinase, enzyme qui intervient dans le transfert de phosphate à l’intérieur de la cellule.

Forts de ce constat et sachant que le VIH pour pénétrer dans une cellule utilise certaines capteurs de surface, Yuntao Wu et ses collaborateurs de l'Université George Mason en Virginie, ont mené une étude sur des singes dans le but de découvrir si la génistéine pouvait avoir un impact sur l’évolution de l’infection au virus du sida.

 

Après 12 semaines de traitement, les chercheurs ont constaté que l’isoflavone inhibait le processus de communication du VIH avec les lymphocytes T CD4, empêchant ainsi l’infection des cellules du système immunitaire. Par ailleurs, ils ont aussi montré que la prise régulière de génistéine n’entrainait aucun effet indésirable grave.

Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques dans la lutte contre le sida. Toutefois, l’équipe de Yuntao Wu estime que d’autres travaux sont nécessaires pour vérifier l’efficacité de ce composé végétal sur le VIH. Par ailleurs, les chercheurs rappellent que le principal problème est l’adaptation constante du virus aux différents traitements. Il est donc nécessaire d’envisager de futurs essais qui combinent la génistéine à d’autres médicaments anti-VIH existants… Affaire à suivre…

Source: Information Hospitalière

 

En surpoids avant même de naître




La petite Jasleen pesait déjà 6,1 kilos quand elle a vu le jour à Leipzig lundi.




La naissance d'une petite fille de 6,1 kilos lundi en Allemagne n'est pas un cas isolé. Ces «gros bébés» exigent une surveillance médicale toute particulière. 

• À partir de quand un nouveau-né est-il en surpoids? 
 
Un bébé est considéré en surpoids quand il pèse plus de 4 kilos à la naissance. Cette particularité porte un nom: la macrosomie. En France, 7,1% des naissances recensées en 2010 étaient concernées, la majorité de ces bébés pesant entre 4 et 5 kilos. Le phénomène serait toutefois en augmentation du fait du nombre croissant de femmes obèses ou diabétiques - deux facteurs de risque importants. Pour être dans la bonne moyenne, un bébé né à terme doit peser entre 2,5 et 4 kilos. Parmi les cas de surpoids fœtal les plus spectaculaires ces dernières années, on peut citer une petite Colombienne née à 7 kilos et un Indonésien né à 8,7 kilos.

• Peut-on estimer le surpoids d'un fœtus avant la naissance?

Pour évaluer la taille d'un fœtus, l'échographe mesure le diamètre ou la circonférence de sa tête, le périmètre de son abdomen et la longueur de son fémur. Mais l'examen ne permet pas d'être très précis et la marge d'erreur oscille entre 10 et 15%. «Par ailleurs, il arrive que la dernière échographie réalisée avant la naissance ait lieu au 7e mois de grossesse. Or, c'est pendant les deux derniers mois que le bébé grossit le plus», rappelle au Figaro le Pr François Goffinet, chef du service d'obstétrique à la maternité de Port-Royal à Paris.


• Est-ce que cela a un impact sur l'accouchement?

«Porter un gros bébé implique toujours une grossesse à risque et donc particulièrement surveillée», explique le Pr Patrick Tounian, chef du service de nutrition pédiatrique à l'hôpital Trousseau à Paris. Un fœtus en surpoids n'implique pas forcément une naissance par césarienne, même si celle-ci est privilégiée lorsque l'on prévoit l'arrivée d'un bébé de plus de 5 kilos. Lors de l'accouchement, la macrosomie représente un risque réel pour la santé du fœtus comme pour celle de la mère. En cas de naissance par voie basse (vaginale), les épaules du bébé peuvent se coincer au niveau du pelvis de la mère, après le passage de la tête. Cette complication grave, qui requiert une réaction rapide de l'équipe soignante, se produit pour 10% des bébés de plus de 4,5 kilos. Le nourrisson risque une fracture de la clavicule ou du bras (humérus), et plus gravement l'asphyxie, qui peut engendrer des lésions cérébrales. Il arrive aussi qu'un bras du bébé reste coincé, entraînant une lésion nerveuse qui peut causer une paralysie du bras totale ou partielle. La mère de son côté risque une hémorragie, une déchirure du périnée, ou à plus long terme des problèmes d'incontinence et de descente d'organes.

• Quels sont les facteurs de risques de faire un gros bébé?

La cause la mieux identifiée est le diabète de la mère. Quand la femme enceinte est diabétique, l'enfant qu'elle porte est nourri par un sang trop chargé en sucre. Son organisme va réagir en produisant davantage d'insuline, qui, étant aussi une hormone de croissance, entraîne une augmentation de sa corpulence. Cela explique 20% des surpoids à la naissance, selon le Pr Goffinet. Le mécanisme est le même si la mère développe son diabète pendant la grossesse (diabète gestationnel) ou si elle était diabétique avant de tomber enceinte.

L'autre facteur de risque important est le surpoids maternel, avant la conception ou résultant d'une grosse prise de poids pendant la grossesse (plus de 20 kilos). Les bébés en surpoids sont aussi plus fréquents chez les femmes qui ont été elles-mêmes un «gros bébé» ou qui ont eu d'autres gros bébés ou des grossesses multiples. Etre âgée de plus de 38 ans peut aussi avoir un impact. On compte enfin davantage de surpoids chez les bébés nés après le terme et chez les garçons.

• Quelles sont les conséquences pour l'enfant?
 
À court terme:

«Lorsqu'un bébé en surpoids naît d'une mère diabétique, on le surveille de très près car il présente un risque d'hypoglycémie, explique le Pr Tounian. Si le cerveau n'est plus alimenté en glucose, cela peut entraîner des lésions neuronales et un handicap lourd.»

À long terme:

Un gros bébé ne sera pas forcément obèse ou diabétique à l'âge adulte. S'il est vrai que l'on trouve beaucoup d'anciens gros bébés parmi les adultes en surpoids et/ou diabétiques, cela s'explique par l'environnement familial. En effet, les gros bébés ont souvent une mère en surpoids ou diabétique, des maladies qui se transmettent génétiquement.

Source: LeFigaro



A 15 ans, il passe des poubelles du Sierra Leone au MIT




Totalement autodidacte, Kelvin Doe a été invité, à 15 ans, à visiter le MIT. Capture d’écran de la vidéo de THNKR lui étant consacré.


L’intelligence ne connaît pas de frontières. Après avoir fabriqué de toutes pièces une station de radio ou encore un générateur électrique, un jeune Sierra-léonais a été invité à découvrir le MIT. 


Kelvin Doe, 15 ans, n’est pas un jeune garçon comme les autres. Alors qu’il vit au Sierra Leone dans un petit village très rarement alimenté en électricité, il vient de devenir le plus jeune invité du MIT ,dans le cadre de son initiative pour le développement international. L’histoire de ce petit génie est de celles que l’on aimerait entendre plus souvent.

Dès l’âge de 13 ans, Kelvin bricole des appareils chez lui. Mais, pour les alimenter en électricité, étant donné la situation de son village, il lui apparaît vite évident qu’il aura besoin d’une batterie. Le problème, c’est que ces dernières sont bien trop coûteuses pour lui. Il décide donc d’en fabriquer une, alors même qu’il n’a jamais suivi de quelconques études d’ingénieur! En démontant de vieilles batteries, il observe leur fonctionnement, puis va récupérer les éléments dont il a besoin dans les poubelles. Après plusieurs essais, il atteint son objectif en assemblant du soda, de l’acide et du métal, le tout maintenu par du scotch!

 

 

Une radio libre créée à partir de détritus


Mais cette première étape n’est finalement qu’un entraînement. Quelques temps plus tard, encore une fois à partir de matériel récupéré dans les poubelles, il fabrique un générateur électrique! Grâce à cela, en plus d’éclairer sa maison et de permettre à ses voisins de recharger leurs téléphones, il parvient à alimenter une radio FM, qu’il a évidemment aussi fabriqué lui même. Grâce à un baladeur CD réparé, une antenne bricolée et une table de mixage, il anime tous les jours des émissions pour son voisinage.

Sa radio lui permet de passer de la musique, mais elle vise aussi à «donner la parole aux jeunes», comme il l’explique dans une vidéo réalisé par THNKR .Ses amis jouent le rôle de reporters et d’animateurs, interviewant des membres de la communauté ou des supporters lors des matchs de football du coin. La moyenne d’âge de l’équipe ne dépasse pas les 12 ans. «Avoir une radio dans notre communauté, cela nous permet de débattre des problèmes affectant notre village, mais aussi le Sierra Leone dans son ensemble» plaide-t-il. Il se sert également de son matériel pour animer des fêtes d’anniversaire ou des événements du village. Son nom d’artiste? DJ Focus, parce que selon lui «si vous vous concentrez (focus en anglais, ndlr) vraiment, vous êtes parfaitement capable d’inventer».

Finalement, c’est grâce à David Sengeh, un étudiant Sierra-Léonais du MIT que Kelvin va être repéré.

L’innovation étant à ses yeux un facteur clé pour le développement d’un pays, il lance un challenge s’adressant aux lycéens du pays, «Innovate Salone». «En mars 2012, nous leur avons demandé d’inventer des solutions aux problèmes auxquels ils étaient confrontés dans leur vie quotidienne. Six semaines plus tard, plus de 300 jeunes nous avaient proposé des projets, répondant à certains des problèmes les plus importants du Sierra Leone» précise-t-il à CNN .C’est durant ce programme qu’il fait la rencontre de Kelvin Doe.

 

A la découverte de l’Amérique!


Tout s’accélère alors pour le jeune homme. Impressionné par sa débrouillardise et son intelligence, David
Sengeh plaide sa cause au MIT et lui obtient une invitation de 2 semaines pour découvrir les laboratoires, suivre quelques cours et perfectionner ses connaissances. Il s’occupe de son visa et de son voyage. Au programme, visite de New-York, mais aussi une rencontre avec le président de Harvard !

Si l’expérience lui apporte beaucoup, la vie aux États-Unis ne semble pas réellement le séduire. La froideur des gens l’a particulièrement marquée. «Dans son village, il est habitué à dire bonjour à tout le monde» analyse David, son mentor. «Il a aussi eu du mal à s’habituer à la nourriture!». A entendre le jeune Kelvin, tout cela n’a de toute façon pas beaucoup d’importance. «Tout ce que je veux, c’est aider ma famille, rendre la vie de mes proches plus facile». Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne manque pas d’idée pour y parvenir: «je veux construire une éolienne, pour fournir de l’électricité à tout mon village!».

Pour plus d’informations sur l’initiative «Innovate Salone»: innovatesalone.org



Livres Médicales - Interprétation de l'électrophorèse des protéines sériques






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Bon Téléchargement et bon courage à tout le monde


Les maladies cardiaques, 1re cause de décès dans le monde






Dans les pays pauvres, les décès sont surtout dus à des causes infectieuses mais, dans les pays riches, ils sont liés aux maladies cardio-vasculaires, au diabète et au cancer. 

Les maladies cardio-vasculaires restent la cause principale de décès dans le monde, selon le rapport publié lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Plus précisément, ce sont les maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux qui, en 2011, ont le plus tué: 13,2 millions de personnes soit 24 % des 54,6 millions de décès enregistrés dans l'année. La comparaison établie par l'OMS, des taux de mortalité entre 2000 et 2011, indique que les six principales causes de décès restent inchangées alors que les causes les moins fréquentes, en bas de classement, ont subi quelques modifications.

Ainsi, les accidents de la route font ainsi leur entrée parmi les dix causes majeures de mortalité. Responsables de 1,3 million de décès dans le monde en 2011 (dont un quart de piétons et de cyclistes), ils arrivent juste derrière le diabète et avant la prématurité. L'OMS avait déjà publié en mars dernier un rapport sur la sécurité routière, pour attirer l'attention sur la situation critique de 87 pays, pour beaucoup africains, où la mortalité liée aux transports routiers a dramatiquement augmenté ces dernières années. Si rien n'est fait pour enrayer cette progression, les accidents de la route pourraient devenir, d'ici à vingt ans, la cinquième cause de mortalité dans le monde.




Pour la première fois, la tuberculose est, elle, sortie du tableau. En 2000 elle était encore en 8e position. Dix ans plus tard, l'infection n'est plus qu'à la 13e place, «mais a tout de même tué plus d'un million de personnes en 2011», souligne l'OMS. C'est surtout dans les pays à bas revenus, que la tuberculose continue de faire des ravages. En 2011, elle restait responsable de 3,4 % des décès dans les pays les plus pauvres, en 7e position devant la malnutrition et les décès périnataux. Des différences entre pays riches et pays pauvres qu'il convient de prendre en compte pour tirer parti de ce type de classement.

«Dans les pays à bas revenus, les décès sont encore principalement dus à des causes infectieuses, sida, maladies diarrhéiques, infections pulmonaires… alors que dans les pays riches 87 % des décès sont aujourd'hui dus à des maladies chroniques, maladies cardio-vasculaires, diabète, cancer…», relève l'OMS dans son rapport. En France, d'après les statistiques du Centre d'épidémiologie des causes médicales des décès (CépiDc-Inserm), ce sont les cancers qui sont depuis 2004 la première cause de décès, devant les maladies cardio-vasculaires.

Une autre différence majeure selon les états est l'âge auquel surviennent les décès. En 2011, près de sept millions d'enfants sont morts avant leur cinquième anniversaire, dont 99 % dans des pays à bas ou moyen revenus. 43 % de ces décès infantiles surviennent dans le premier mois après la naissance et seraient, selon l'OMS, principalement liés à la prématurité des bébés. Dans les pays riches, les décès d'enfants de moins de 15 ans représentent aujourd'hui 1 % de la mortalité globale. «L'âge de survenue des décès est un élément majeur pour rendre compte de l'état sanitaire d'un pays, relève Grégoire Rey, directeur du CépiDc-Inserm.

Les décès dus aux maladies coronariennes surviennent à un âge avancé et n'engendrent donc que peu de perte d'années de vie, contrairement aux maladies infectieuses.»

Les taux de décès standardisés (pondérés par l'âge) seraient, selon l'épidémiologiste, plus informatifs que les taux bruts présentés par l'OMS. «Ces chiffres restent cependant de très bons indicateurs pour prioriser les problématiques de santé et savoir là où il faut mettre le plus de moyen», relève Grégoire Rey. L'OMS déplore dans son rapport que beaucoup d'estimations ont dû être faites à partir de données partielles, beaucoup de pays ayant des systèmes de recensement peu fiables. «Or c'est en améliorant la collecte des données que les états pourront rendre plus efficace leurs politiques de santé publiques», conclut l'OMS.

Source: LeFigaro


Des effets inattendus de la lune sur la chirurgie cardiaque




La pleine lune aurait une influence sur le taux de mortalité de certaines opérations vasculaires.


Les patients qui doivent subir une chirurgie de l'aorte feraient peut-être bien d'attendre la prochaine pleine lune. Selon une équipe de chercheurs américains, le taux de survie est en effet meilleur entre le 15ème et le 21ème jour du cycle lunaire. 

Les effets de la lune sur le corps humain n'intéressent pas que les spécialistes du sommeil. Si plusieurs études ont infirmé la croyance qui voudrait que le nombre de naissances augmente lors de la pleine lune, une équipe de chercheurs américains vient de montrer que la réussite de certaines chirurgies cardiaques varierait selon le cycle lunaire.

L'étude a porté sur plus de deux cents patients (hommes et femmes) hospitalisés entre 1996 et 2011 à la suite d'une dissection aortique. Responsable d'une accumulation de sang dans la paroi de l'aorte, la dissection aortique nécessite une intervention chirurgicale pour éviter que l'hématome ne finisse par obstruer l'artère.


Les scientifiques américains de l'université de Brown ont cherché à savoir si la mortalité et la durée d'hospitalisation liées à la chirurgie réparatrice de la dissection aortique étaient influencées par le cycle lunaire ainsi que par la saison. Bien que le taux de mortalité se soit révélé légèrement supérieur en hiver, les résultats n'ont pas mis en évidence un effet significatif de la saisonnalité.

De manière plus surprenante, les chercheurs ont observé que les chances de survie des patients opérés étaient dépendantes du cycle lunaire. La mortalité était ainsi diminuée pour les interventions ayant eu lieu entre le 15e et le 21e jour du cycle lunaire, au moment donc de la pleine lune et dans les quelques jours qui suivent. Ceci indépendamment de l'âge, du genre et des facteurs de risques associés (diabète, hypertension…) des patients.

La durée d'hospitalisation serait également légèrement écourtée durant la pleine lune. Mais cet effet ne se retrouve que chez les hommes qui en plus de la chirurgie réparatrice de l'aorte ont subi un pontage ou une chirurgie des valves.

Des résultats surprenants qui pourraient être expliqués par une influence de la lune sur les capacités de récupération des patients, tant que sur les performances du corps médical. Les scientifiques n'avancent cependant aucune hypothèse pour l'instant et espèrent que de prochaines études apporteront un éclairage sur ces mystérieux effets de l'astre lunaire.

Source: LeFigaro



Chirurgie d'un coeur battant







Chirurgie d'un cœur battant!

Enjoy it !

Le diabète de type 1 peut être réversible avec un supresseur immunitaire





Pr Len Harrison









Un professeur à Melbourne, en Australie, qui est sur ​​une mission pour trouver un remède au diabète de type 1, estime que la réponse, ou une partie de celle-ci se trouve avec un suppresseur immunitaire appelé CD52.

Si ce futur remède marche pour le diabète de type 1, alors il peut bien fonctionner pour d’autres troubles du système immunitaire, comme la sclérose en plaques et l’arthrite rhumatoïde, dont le mécanisme déclencheur réside dans la perturbation de l’équilibre du système immunitaire.

Dans une nouvelle étude publiée cette semaine dans Nature Immunology, le professeur Len Harrison et ses collègues de la Walter and Molecular Medicine de Eliza Hall Institute, suggèrent qu’il pourrait être possible d’utiliser CD52, qui empêche naturellement les réactions excessives du système immunitaire. Le but serait de stopper la destruction des cellules pancréatiques productrice d’insuline aux premiers stades de la maladie. Dans une déclaration à la presse Harrison dit: «L’immuno-supresseur CD52 est un mécanisme jusqu’ici inconnu que le corps utilise pour se réguler lui-même, et se prémunir contre les réactions immunitaires excessives”.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune


Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune qui débute généralement dans l’enfance et l’adolescence. Cela arrive parce qu’un déséquilibre dans le système immunitaire amène à détruire les cellules productrices d’insuline dans le pancréas. Sans insuline, le corps ne peut réguler la glycémie, et si cela devient trop élevé, il provoque de graves dommages aux organes.

Selon Harrison, la maladie rend la vie “incroyablement difficile” pour les enfants et les adolescents, mais aussi pour leurs familles. “Elle entraîne également d’importantes complications à long terme impliquant les yeux, les reins et les dommages des vaisseaux sanguins, et à grands frais pour la collectivité », ajoute-il. Actuellement, les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent avoir des injections d’insuline à vie, et ils doivent aussi s’assurer que leurs niveaux de glucose dans le sang restent équilibrés. Cependant, il y a une possibilité que cela puisse changer, comme le suggère un récent rapport d’une étude, où les scientifiques décrivent comment ils ont développé un système d’insuline à libération prolongée sous forme d’un gel injectable de nanoparticules .

 

 

 

Le rôle des cellules T dans la maladie auto-immune


Il s’agit d’un groupe de cellules dans le système immunitaire, les cellules T. Celles-ci cherchent normalement à détruire les cellules indésirables et les éléments susceptibles de constituer un danger pour le corps, comme l’invasion des bactéries. Il existe différents types de cellules T, effectuant chacune un rôle légèrement différent. Chez les personnes en bonne santé, les populations de cellules T interagissent et maintiennent le système immunitaire en équilibre. Lorsque cet équilibre est rompu, les cellules T se conduisent mal, et peuvent s’attaquer aux cellules saines comme s’ils étaient des agents pathogènes, c’est le principe de la maladie auto-immune. L’un des mécanismes par lesquels les cellules T maintiennent le système immunitaire en équilibre, c’est en échangeant des messages chimiques.

Cette étude montre comment l’un de ces messages chimiques sont transportés par CD52, une protéine qui peut interagir avec les récepteurs situés à la surface de certaines cellules T.

 

CD52 a un grand potentiel pour prévenir et traiter le diabète de type 1 et d’autres maladies auto-immunes

Harrison dit que leur découverte de la façon dont CD52 fonctionne comme un suppresseur immunitaire est très prometteuse pour la prévention et le traitement des maladies auto-immunes comme le diabète de type 1.

Lui et ses collègues suggèrent que CD52 joue un rôle clé dans l’activité immunitaire.

Il explique comment les cellules T qui présentent des taux élevés de CD52 sont essentiels pour maintenir le système immunitaire en équilibre. Ils agissent comme un “mécanisme de freinage au début”, a t-il ajouté.

Avec des souris de laboratoire élevés pour être sujettes au diabète de type 1, les chercheurs ont montré que la suppression de la production de la protéine CD52 par les cellules immunitaires conduit au développement rapide du diabète.

“Nous pensons que les cellules qui libèrent CD52 sont essentielles pour prévenir le développement de maladies autoiummune, et que CD52 a un grand potentiel en tant qu’agent thérapeutique», conclut Harrison.

Lui et son équipe sont “excités” par la perspective de prendre CD52 à des essais cliniques dès que possible.

Il dit que certaines entreprises pharmaceutiques ont déjà manifesté un certain intérêt. Harrison affirme que son objectif est de prévenir et de guérir diabète de type 1.

“Dans les modèles animaux, nous pouvons prévenir et guérir le diabète de type 1» , dit-il, ajoutant qu’il souhaite que ces résultats «soient possible chez l’homme, je l’espère dans un avenir pas trop lointain” .
 Medical Research Council of Australia nationaux de santé et le gouvernement de Victoria ont contribué à financer l’étude.



Source :
T cell regulation mediated by interaction of soluble CD52 with the inhibitory receptor Siglec-10“; Esther Bandala-Sanchez, Yuxia Zhang, Simone Reinwald, James A Dromey, Bo-Han Lee, Junyan Qian, Ralph M Böhmer and Leonard C Harrison; Nature Immunology, published online 19 May 2013; DOI:10.1038/ni.2610; Lien vers le résumé.
Source complémentaire : Walter and Eliza Hall Institute.