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Cancer du rein et de la vessie : le tabac, ennemi numéro un ?!





Dans la ligne de mire des cancérologues depuis de nombreuses années, la cigarette serait aussi, et de loin, le principal facteur de risques des cancers du rein et de la vessie. C’est ce que révèlent les spécialistes à l'occasion de la Semaine européenne de l'urologie, organisée par l’Association française d'urologie (Afu).



Tumeurs principalement masculines, les cancers qui touchent la vessie et les reins, affecteraient chaque année un peu plus de 79 000 Français et entraineraient le décès de plus 9 000 d’entre eux. Face à ce constat, de nombreux chercheurs à travers le monde pistent les origines de ces maladies et les facteurs de risques qui peuvent expliquer leur forte incidence, ainsi que ceux pouvant favoriser leur progression.

Une analyse de la littérature scientifique a permis d’identifier l’ennemi numéro un. C’est encore une fois la cigarette. En effet, le tabac multiplierait de 2 à 10 le risque de survenue de ces deux cancers.

En ce qui concerne le cancer de la vessie, les données épidémiologiques montrent que chaque année, prés de 12 000 nouveaux cas sont diagnostiqués et 5 000 patients succomberaient des suites de cette maladie, soit prés de la moitié. Au delà de la tumeur, ce type d’affection a une incidence indéniable sur la vie des personnes atteintes : douleur à la miction, baisse de la libido, etc.

Comment enrayer le processus ? Les spécialistes sont unanimes, il faut arrêter de fumer. En effet, des travaux menés sur l’impact de la cigarette sur le cancer de la vessie ont montré que la vessie stocke un peu plus de 43 résidus cancérogènes différents éliminés par les reins. A la longue, cet amas de substances entraîne la formation de cellules tumorales à l’origine du cancer. Par ailleurs, la pollution extérieure ainsi que l’exposition à certains produits au sein l'environnement professionnel (tannage, teinture, pesticides, production de matières plastiques, etc.) pourrait être à blâmer.

Quant aux cancers qui affectent les reins, ils toucheraient chaque année un peu plus de 11 500 personnes en France, dont 4 000 décéderaient. Le taux de mortalité de ce type de maladie est particulièrement important. C’est pour cette raison qu’en connaître les facteurs de risques reste la meilleure façon de les combattre. Les experts estiment que 21 % de ces cancers ont pour origine le tabagisme et qu’il suffirait pour en limiter la survenue d’arrêter de fumer au moins 10 ans…

Pour réduire les risques d’être touché par ce type de cancer particulièrement douloureux, handicapant et coûteux pour la société, il suffit de dire stop à la cigarette… un nouvel argument pour en finir avec le tabac…


Source:  Informationhospitaliere.



Le soja, une arme anti-VIH ?





Un composé végétal, dérivé du soja, connu sous le nom de génistéine, aurait des propriétés anti-VIH. C’est ce que révèle une étude américaine publiée dans la dernière édition de la revue Retrovirology.

Découverte en 1918, la génistéine, présente dans de nombreuses espèces végétales, telles que le soja, le lupin et le genêt à balais, fait partie des isoflavones, molécules connues pour ses propriétés pseudo-œstrogéniques. En effet, cet antioxydant interagit avec les récepteurs œstrogéniques afin de mimer les effets ou une partie des effets engendrés par les hormones œstrogènes naturellement produites par le corps humain. Utilisée pour soulager l’athérosclérose, la génistéine permet de moduler les inflammations vasculaires en interagissant avec les leucocytes. Cette isoflavone aurait aussi la particularité d’être un inhibiteur de la tyrosine kinase, enzyme qui intervient dans le transfert de phosphate à l’intérieur de la cellule.

Forts de ce constat et sachant que le VIH pour pénétrer dans une cellule utilise certaines capteurs de surface, Yuntao Wu et ses collaborateurs de l'Université George Mason en Virginie, ont mené une étude sur des singes dans le but de découvrir si la génistéine pouvait avoir un impact sur l’évolution de l’infection au virus du sida.

 

Après 12 semaines de traitement, les chercheurs ont constaté que l’isoflavone inhibait le processus de communication du VIH avec les lymphocytes T CD4, empêchant ainsi l’infection des cellules du système immunitaire. Par ailleurs, ils ont aussi montré que la prise régulière de génistéine n’entrainait aucun effet indésirable grave.

Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques dans la lutte contre le sida. Toutefois, l’équipe de Yuntao Wu estime que d’autres travaux sont nécessaires pour vérifier l’efficacité de ce composé végétal sur le VIH. Par ailleurs, les chercheurs rappellent que le principal problème est l’adaptation constante du virus aux différents traitements. Il est donc nécessaire d’envisager de futurs essais qui combinent la génistéine à d’autres médicaments anti-VIH existants… Affaire à suivre…

Source: Information Hospitalière

 

Limiter le sel pour diminuer le risque de cancer de l'estomac ?!






Un organisme anglais de prévention du cancer alerte sur l'impact d'une alimentation trop salée, qui favorise le risque de tumeur à l'estomac.


Trop de sel est mauvais pour la tension, l'information est connue. En revanche, ses effets sur l'estomac nous sont moins familiers. Le World Cancer Research Fund UK, un organisme britannique caritatif de prévention du cancer, l'a annoncé en début de semaine: 1 cancer de l'estomac sur 7 serait évitable au Royaume-Uni simplement en modérant la consommation de sel. En France, les 9000 nouveaux cas de cancers gastriques découverts chaque année pourraient donc eux aussi diminuer.

Cinquième cancer le plus fréquent dans l'Hexagone, le cancer de l'estomac est difficile à soigner car souvent détecté trop tard. La survie à cinq ans est de seulement 15%. La contamination par la bactérie Helicobacter pylori est à l'origine de 80% des cas. Or le sel en excès entraîne une inflammation des parois de l'estomac, qui facilite ces infections. Le risque de cancer gastrique serait même augmenté de près de 70% pour les plus gros consommateurs, selon des chercheurs italiens ayant compilé des résultats portant sur 270.000 personnes.

La limite fixée par l'Organisation mondiale de la santé est de 5 grammes de sel par jour, seuil que les Français sont nombreux à dépasser. L'absorption de sel est en moyenne de 8,5 grammes, les hommes en ingérant plus que les femmes car ils absorbent en moyenne plus de calories, explique le Dr Michel Chauliac, en charge du dossier alimentation du Programme national nutrition santé (PNNS). Les nouveaux objectifs du programme visent d'ailleurs à réduire progressivement ce chiffre à 8 grammes pour les hommes et 6,5 grammes pour les femmes et les enfants.
Certains industriels sensibilisés

Pour éviter de manger trop salé, le World Cancer Research Fund UK propose une signalisation des aliments industriels à l'aide de feux tricolores (vert, orange et rouge pour des aliments respectivement faiblement, moyennent et fortement salés). «La question a été débattue pour l'élaboration du futur PNNS, mais il faut disposer d'arguments suffisamment étayés pour voir si ça marche», précise le Dr Chauliac.

L'étude Flabel (Food Labelling to Advance Better Education for Life) menée par le Conseil européen de l'information sur l'alimentation, une organisation financée en partie par les industriels de l'agroalimentaire, a justement analysé l'impact de labels additionnels sur l'emballage des produits alimentaires, feux de signalisation tricolores y compris, sur les consommateurs. D'après les conclusions de l'étude, le code couleur pourrait inciter les consommateurs à choisir des produits plus sains (moins salés, mais aussi moins gras et moins sucrés), mais l'effet serait de faible ampleur.

En attendant une éventuelle évolution de l'étiquetage nutritionnel, les industriels français s'engagent de plus en plus à réduire la teneur en sel de leurs produits, indique le Dr Chauliac, avec la signature d'une charte d'engagement par une vingtaine d'industriels. Il ajoute que les industriels de la charcuterie française se sont quant à eux engagés à réduire en moyenne de 5% la quantité de sel dans leurs produits, qui figurent parmi les plus salés avec le pain, les céréales ou les biscuits apéritifs.

Source : Le Figaro |